Feux de signalisation et conducteurs : qui décide que la lumière passe au vert?

23 août 2018

Il n’y a rien de plus frustrant que de se buter à un feu rouge lorsque nous sommes sur un erre d’aller ou les feux verts nous ont permis de rouler sans interruption d’une intersection à l’autre ou d’attendre longuement à un feu de signalisation pour que le vert apparaisse en notre faveur. À Gatineau, les feux sont majoritairement synchronisés, ce qui signifie qu’il y a des plans pour que la circulation soit le plus fluide possible. Comment la Ville décide-t-elle la synchronisation des feux? Qu’est-ce qui a priorité?

Les feux de signalisation sont synchronisés selon le déplacement quotidien de la population entre leur domicile et leur travail. Par exemple, les feux de l’artère du boulevard Maloney à Gatineau sont synchronisés vers l’ouest en matinée, et vers l’est en début d’après-midi. Les lumières de signalisation des artères secondaires coïncident avec le flot de véhicules selon la période de la journée.

Ces déplacements sont comptabilisés par le comptage manuel, et, parfois, grâce aux enquêtes, aux caméras de détection et aux plaques d’immatriculation. D’ici deux ans, la Ville aimerait pouvoir calculer les boucles de détection à distance.

Le passage aux feux de signalisation est séparé selon une tarte : les artères se séparent les portions de la tarte selon le nombre de véhicules qui passent. Dans la majorité des cas, il y a de la détection au passage, alors le feu vert peut être prolongé. Le minimum de temps vert est de cinq secondes.

Les plans sont conçus en fonction de la limite de vitesse. Si vous roulez à la vitesse normale [50 km/h sur les principales voies urbaines], vous aurez l’impression que les lumières sont parfaitement synchronisées. Mais si vous accélérez ou réduisez votre vitesse de croisière, vous frapperez plusieurs lumières rouges d’affilée. Aussi, si les feux sont trop distants l’un de l’autre, c’est difficile de les synchroniser. Le temps de vert est également affecté par le temps alloué aux piétons, s’il y a un corridor pour les autobus, une piste cyclable, etc.

Le défi de la synchronisation des feux de circulation c’est donc de tenir compte de tous ces facteurs, afin de rechercher le meilleur compromis pour la sécurité de tous les usagers de la route et de minimiser les arrêts et l’attente pour les véhicules circulant dans l’axe principal d’une artère. Compliqué n’est-ce pas ? On ne peut alors que souhaiter rouler au bon moment sur une rue que le système aura identifiée comme axe principal et s’armer de patience si jamais ce n’est pas le cas. Bonne route !

À Gatineau, vivez-vous des frustrations à certains feux de signalisations? Pour tout signalement, contactez le service 311 de la Ville.

4 réponses à Feux de signalisation et conducteurs : qui décide que la lumière passe au vert?

  1. Joanne dit :

    Au coin du boul de la Cité et De La Verendrye…surtout quand l’ecole termine et vous avez comme un dizaine d’autobus scolaire et vehicle qui attends le feux vert qui ne dure pas longtemps….et pas juste durant les heures d’école….tu manques le feux vert et tu attends super longtemps pour la prochaine sur le boul. De la Cité

  2. Krystel Gosselin dit :

    Il serait peut-être bon de considérer de nouveaux feux de circulations en face des Galeries d’Aylmer. Ces derniers ne permettent le virage à gauche en priorité de la rue Principale, mais pas de Boudeaux et à la sortie du centre commercial. Ceci cause des bouchons en tout temps, car les gens qui souhaitent tourner à gauche de Boudreaux doivent attendre la fin du virement du traffic en face.

    En théorie, les gens devraient tourner dans leurs lignes respectives (et il y en a deux), mais cela arrive rarement.

    Ce problème est intensifié surtout depuis la fermeture de la sortie sur le côté du centre, en raison de la construction des nouveaux logements. Il n’y a pas de moyen facile de se rendre à l’autre sortie, derrière le bâtiment, car il faut passer par les voies réservées aux camions de livraison.

  3. Marie-Eve Samson dit :

    Le pire en Outaouais; le boulevard Maloney. Celui-ci a été conçu pour pouvoir rouler a 70 km/h, mais depuis l’arrivée du Rapibus, l’ensemble des lumières n’est plus coordonné et nous sommes systématiquement arrêté a chaque lumière, nous roulons en deçà de 50 km/h et un trajet de 2 minutes en prends 10. Ce problème est surtout présent entre Gréber et Montée paiement.

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