Comme s’il y avait une écologie des affaires

21 janvier 2019

À Gatineau, plusieurs entreprises sont internationales.  Plusieurs d’entre elles ont aussi un impact sur l’économie locale au-delà de la création d’emploi et des revenus d’impôts et de taxes qu’elles rapportent au fisc.

Par exemple, le Groupe Heafey a un siège social de 25 employés à Gatineau depuis plus de quarante ans. Steve Heafey, vice-président aux affaires, explique : « En étant propriétaire d’immeubles commerciaux, on peut choisir d’aider les plus petits locataires à démarrer en affaires, en leur donnant des conseils et, en leur offrant des incitatifs pour louer des espaces. Et parfois, on les finance pour qu’ils puissent les aménager. Aussi, j’essaie de consommer et d’amener des clients le plus possible dans ces établissements. »

Cette volonté d’aider les entreprises de la région même si elle n’est pas complètement désintéressée, crée quand même un milieu d’affaires ou grands et petits, profitent mutuellement du progrès de l’un et de l’autre. Il s’agit, en quelque sorte, d’une écologie des affaires.

D’autres entrepreneurs ne jouent pas en solo. Par exemple, Pierre Plangger de Solacom investit beaucoup d’énergies auprès des jeunes entrepreneurs. D’autre part, Antoine Normand, président de Bluebear, reste à l’affût d’opportunités pour d’autres entreprises d’ici lors de ses nombreux voyages à l’étranger : « on tente de maximiser les retombées pour la région, malgré nos petites ressources. » Aussi, Converge Partners veut donner accès à son réseau de distribution aux États-Unis.

Heafey raconte : « Récemment, plusieurs de mes locataires voulaient traverser l’autre côté de la rivière, car ils trouvaient que la réglementation de l’Office de la langue française était laborieuse. On les a donc référés à des consultants qui aident les entreprises à se conformer à la langue française et à certains programmes de la Ville, notamment ID Gatineau. » L’effort de nos entrepreneurs locaux pour se créer un milieu d’affaires prospère et durable se déploierait donc à tous les niveaux.

Ce ne sont pas toutes les multinationales qui font preuve d’une telle solidarité envers le milieu où elles s’installent.  Croyez-vous que la ville de Gatineau devrait soutenir et encourager davantage de telles initiatives ? Comment ? Avez-vous d’autres exemples ?

3 réponses à Comme s’il y avait une écologie des affaires

  1. Karyn Vaucher dit :

    En simplifiant les procédures administratives de la ville, car je les ai très souvent entendues critiquées par des entrepreneurs.

  2. Yves Blais dit :

    C’est n’importe quoi, maintenant !
    Le groupe Heafey, une multinationale…???
    Je pense qu’il faudrait s’ente sur la définition! Et puis , ça sent mauvais lun parti politique qui promeut une entreprise..distance oblige!

    • pascale dit :

      Bonjour Yves, l’idée n’était vraiment pas de promouvoir une entreprise, mais bien de parler des entreprises qui font preuve d’une telle solidarité envers le milieu où elles s’installent.

      Et le groupe Heafey est bien une multinationale, avec plus de 3 700 propriétés résidentielles et commerciales au Canada ainsi qu’aux États-Unis, ainsi que plus de 1 800 espaces commerciaux.

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