Marcher pour aller à l’école : merci aux brigadiers!

13 septembre 2018

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Quelques semaines après la rentrée scolaire, les brigades scolaires de la Fondation CAA-Québec et Trottibus sont bien arrimées.

Les avantages pour un enfant de se rendre seul à l’école sont nombreux : il gagne en autonomie, confiance en soi, indépendance. De plus, cela donne de l’énergie à l’enfant et c’est bon pour sa condition physique et mentale. Se rendre seul à l’école est également bon pour son sens de l’orientation, sa mémoire des repères et sa compréhension de la circulation. Le transport actif lui permet aussi de faire une transition entre l’école et la maison : il peut ainsi décompresser ou se préparer mentalement au changement de mode.

À quel âge un enfant peut se rendre seul à l’école?

Une étude du Journal of Experimental Psychology: Human Perception and Performance avance qu’avant 14 ans, les enfants n’ont pas toutes les capacités mentales et intellectuelles pour traverser sans risque une rue passante, sans feu de circulation, arrêt ou passage piétonnier. Par contre, entre 8 et 14 ans, les enfants peuvent traverser seuls à un passage piétonnier, car ils sont plus en mesure d’évaluer les intervalles entre les autos et leurs réflexes sont plus aiguisés[i]. C’est dire l’importance des brigadiers et des trottibus.

Source: Acadie Nouvelle

Depuis un an, un partenariat entre le programme de brigades scolaires de la Fondation CAA-Québec et le Trottibus de la Société canadienne du cancer s’est mis en place. Près de 90 ans après son lancement, le programme de la brigade scolaire de la Fondation CAA-Québec rejoint plus de 7500 élèves dans 335 écoles primaires partout au Québec. Depuis 1929, plus de 510 000 jeunes ont fièrement porté leur ceinture bandoulière ou leur dossard jaune. Parfois, ce sont des jeunes 4e, 5e et 6e année, mais aux artères plus achalandées, ce sont souvent des brigadiers adultes. C’est à l’école de décider de ses besoins.

Depuis septembre 2017, les jeunes peuvent choisir d’être un Brigadier Trottibus, c’est-à-dire d’être des bénévoles marcheurs sur les trajets le matin. Et depuis 2010, grâce au Trottibus, des adultes bénévoles accompagnent les enfants à l’école le matin dans plus de 120 écoles primaires. L’arrimage entre ces deux programmes de la Fondation CAA-Québec s’est concrétisé dans 33 écoles en 2017-2018.

L’important est surtout d’éduquer les enfants pour traverser de façon sécuritaire les rues… et de montrer le bon exemple! « Ne faites pas ce que je dis, mais bien ce que je fais… »

Est-ce que vos enfants marchent ou prennent le vélo pour aller à l’école? Croyez-vous que la ville a un rôle à jouer pour sécuriser et encourager le transport actif de nos enfants ?

[i] http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201707/17/01-5116839-faut-il-avoir-14-ans-pour-traverser-seul-la-rue.php

3 réponses à Marcher pour aller à l’école : merci aux brigadiers!

  1. Véronique Hatterer dit :

    Mes enfants de 8 et 6 ans marchent ensemble tous les matins pour aller à l’école et pour le retour, 2 jours par semaine.
    Il manque un passage piéton, à mon avis, pour traverser la rue St Emilion à Gatineau et rejoindre le trottoir. Ce serait plus sécuritaire pour traverser !
    Bien sûr que la ville a un rôle à jouer pour sécuriser et encourager le transport actif de nos enfants ! Des corridors de sécurité ont d’ailleurs été créés cette année : belle initiative !

  2. Daniel Varin dit :

    C’est très important de favoriser le transport actif. Il faut tout faire pour réduire la quantité de véhicule autour des écoles afin d’augmenter la sécurité. De plus on forme nos jeunes à développer de saines habitudes de vie, à réduire notre impact environnemental, et à favoriser l’apprentissage (un peu d’exercice le matin aide à apprendre). Les corridors de sécurité sont super! Ils doivent être étendus encore plus.

  3. Andrée Préfontaine dit :

    Je suis d’accord avec les deux commentaires précédents. En premier, les parents doivent s’assurer des enjeux et défis sécuritaires en observant certains paramètres pour la sécurité des déplacements de leurs enfants et valider avec le représentant municipal du quartier qui pourra arrimer l’information avec l’équipe de service municipale. Les parents sont les observateurs de premier plans, mais ils ne détiennent pas la solution.

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