Réduction des déchets : pouvons-nous faire plus ?

24 octobre 2018

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Quelques mois après la nouvelle réglementation entourant la collecte des déchets, à quoi ressemble votre empreinte écologique? Avez-vous adopté de nouvelles habitudes pour réduire votre production d’ordures? Ou votre bac à déchets n’a jamais été aussi plein et vous ne savez plus quoi faire? En cette semaine québécoise de réduction des déchets, nous aimerions parler des fléaux pour la production de déchets : le plastique, les produits à usage unique et les emballages.

Avec seulement 0,5 % de la population mondiale, le Canada produit 2 % du volume de déchets générés dans le monde[i]. De son côté, le Plan de gestion des déchets de la ville de Gatineau indique que son objectif est de devenir une municipalité zéro déchets. Que peuvent bien faire la Ville et ses citoyens pour réduire leurs déchets.

Depuis l’implantation du compostage et le passage de la collecte des déchets aux deux semaines, en 2010, la quantité de déchets envoyés à l’enfouissement a baissé de 20 %, passant de 72 755 tonnes annuellement à 61 254 tonnes en 2017. Depuis juillet 2018, le compost est obligatoire pour tous, y compris pour les résidents habitant dans des multilogements. Dès juillet 2019, la quantité de déchets sera limitée à 120 litres par collecte et une tarification sera mise en œuvre.

La prochaine étape pourrait donc être d’augmenter le recyclage et le compostage, chez les citoyens, mais aussi dans nos commerces et industries. Et pourquoi pas la valorisation des déchets comme source d’énergie? Ou encore un incinérateur à déchets?

L’enfouissement n’est plus la solution à envisager à long terme. « Non seulement en raison des coûts élevés de transport et des impacts sur l’environnement, mais également à cause des émissions de méthane à court terme », souligne la conseillère municipale et présidente de la Commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette.

Les consommateurs ont donc un rôle à jouer, mais il est minime quand on compare aux industries. Trop souvent, les industries produisent des emballages non biodégradables, non recyclables et non réutilisables. Dans notre prochain billet, on abordera le fléau qu’est le plastique.

Que peut bien faire de plus la Ville de Gatineau pour réduire sa production de déchets?

Pour visiter le centre de tri Tricentris, participez aux portes ouvertes le samedi 27 octobre, de 9 h à 12h, puis de 12h 30 à 16 h, au 45 rue Pierre-Ménard, Gatineau. Vous ne verrez plus votre bac de récupération de la même façon, en sachant qui effectue le tri au bout de la chaîne!

[i] Selon un nouveau rapport de la Commission de l’écofiscalité du Canada (CEFC), un groupe d’experts indépendants associés à plusieurs universités

2 réponses à Réduction des déchets : pouvons-nous faire plus ?

  1. Sylvie Tu6 dit :

    Si on calcule per capita la production les chiffres sont encore meilleurs… peut-être 30%…

  2. Christophe Labelle dit :

    Je comprends l’essence du propos, mais n’est-ce pas, en partie, le comportement des consommateurs qui influence celui des industries, ce qui rendrait notre rôle loin d’être « minime » dans l’atteinte de cibles environnementales plus ambitieuses par les industries? En ce sens, notre rôle ne serait-il pas plutôt crucial? Si nous ne faisons pas le choix des produits déjà disponibles qui sont réutilisables, en vrac et non emballés entre autres, les industries ne seront pas nécessairement intéressées à en produire davantage, je crois. Chapeau pour l’ensemble des initiatives zéro déchet entrepris par la ville de Gatineau, c’est inspirant et encourageant!! Bien hâte de lire le prochain article.

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