Intimidation. Ça bouge dans le monde du soccer

07 mai 2019

Année après année, le recrutement d’arbitres et d’entraîneurs de soccer se fait laborieux. En début de saison, Soccer Outaouais et Loisir sport Outaouais (LSO) vont amorcer une campagne pour contrer l’intimidation envers les arbitres, à hauteur de 45 000$.

Cette initiative soutenue par le Gouvernement du Québec prendra la forme de quatre vidéos mettant en situation des arbitres victimes d’intimidation par les jeunes, les parents, les entraîneurs et les spectateurs.

André Baril, agent de développement en loisir et sport à LSO, espère que le message va passer : « Il était temps de prendre les choses en main. Les gens vont voir ces vidéos sur les médias sociaux et on croit que la sensibilisation va passer dans tous les sports, éventuellement à l’échelle provinciale. »

Wassim Aboutanos, président de Soccer Outaouais, explique que cette campagne va peut-être rassurer les jeunes et les encourager à s’inscrire comme arbitres : « Il faut faire comprendre à la population que quand tu chiales après un arbitre, c’est comme si tu criais après un jeune qui a raté sa passe. »

Une fois que le taux de rétention d’arbitres augmentera, on pourra s’atteler à hausser le recrutement des filles. D’ailleurs, la Fédération du soccer du Québec veut revoir sa gouvernance. Les règlements généraux vont garantir une forme de représentation féminine au sein du conseil d’administration.

Le soccer est le sport le plus populaire en Outaouais. « Cette année, le taux d’inscription pour la saison estivale est le même que l’an dernier, avec une hausse pour les saisons hivernales. Ce qui est réaliste en fonction des infrastructures présentes, » explique le directeur de Soccer Outaouais, Richard Gravel.

On parle souvent de l’importance du sport pour encourager les jeunes à avoir de bonnes habitudes de vie et à maintenir la santé. Mais aussi, « le soccer est un sport multiculturel et il joue un rôle d’intégration et de socialisation auprès des nouveaux arrivants. Et ce, autant pour les parents que pour les enfants, souligne M. Aboutanos. Je dis souvent qu’il y a plus de pays qui jouent au soccer que de pays au sein des Nations Unies. » C’est dire que le mieux vivre ensemble passe également par les sports.

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