Et si on vous demandait de jeter le contenu d’1 sur 5 de vos sacs d’épicerie ?

26 octobre 2018

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 On vit dans une ère d’abondance. Chaque année dans le monde, près de 31 milliards de dollars de déchets alimentaires se retrouvent dans les décharges[1]. Au Canada, quelque 1,3 milliard de tonnes de nourriture par an, dont 10 % à l’épicerie et 47 % à la maison[2]. Concrètement, c’est un sac d’épicerie sur cinq. Les fruits, les légumes, les laitages, la viande et les restes de table sont les plus souvent jetés, selon le Conseil national zéro déchet.

Pourtant, 30 000 personnes en Outaouais ne mangent pas à leur faim, dont 5 300 enfants de 11 ans et moins en 2015. Pour ces familles déjà dans une situation précaire, quand survient un drame comme les tornades, leur situation devient presqu’invivable.

Le rôle de l’industrie agroalimentaire, dans tout cela?

Dès que la date de péremption est passée, les produits sont jetés. Par peur de bactéries, de maladies, de microbes… Pourtant, les maladies de source alimentaire (salmonellose, E. coli, etc.) sont bien plus souvent causées par des problèmes liés aux méthodes industrielles de production ou de conservation de départ que par l’âge des aliments.

En Outaouais, seulement 16 supermarchés sur 49 donnent leurs invendus à la banque d’alimentation Moisson Outaouais. Cette semaine, lors de la Journée mondiale de l’alimentation, une pétition signée par 165 000 personnes a été déposée au ministre de l’Agriculture du Canada. Les signataires réclament l’interdiction que les épiceries du pays jettent les produits non vendus.

Chacun d’entre nous a donc un rôle à jouer. Ainsi plusieurs organismes et initiatives dans la région promeuvent la sécurité alimentaire : la Table de concertation sur la faim et le développement social de l’Outaouais (TCFDSO), l’Escouade anti-gaspillage, Moisson Outaouais, le Club des petits déjeuners, les frigos-partage, etc. Il y a aussi des activités d’entraide alimentaire, organisées par la TCFDSO :

L’alimentation est un droit fondamental et pourtant l’insécurité alimentaire touche plusieurs de nos voisins, collègues, parents, enfants. Et chacun de nos gestes individuels compte pour la réduction du gaspillage alimentaire.

Vous désirez connaître votre empreinte écologique? Répondez le plus honnêtement possible aux questions suivantes du Ministère du développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques. Cela vous aidera à déterminer si vous devez modifier certains comportements afin de diminuer votre impact sur l’environnement.

[1] Value Chain Management International Canada (2014). « 27 billion » revisited. https://vcm-international.com/wp-content/uploads/2014/12/Food-Waste-in-Canada-27-Billion-Revisited-Dec-10-2014.pdf

[2] l’ONU, Recyc-Québec et Value Chain Management

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